HO

HO
Radiophonique / électro-acoustique
14 minutes
2013

Bourse “Empreinte” 2012 de l’ACSR (Atelier Création Sonore Radiophonique)

Pièce à écouter partout, sur toute radio, tout haut-parleur, aussi petit soit-il (grand, c’est mieux), et, aussi, à spatialiser en concert, sur tout système de diffusion électro-acoustique.

à écouter aussi, ici sur le site de l’ACSR

HO that’s where I have spent a few weeks walking and walking across Iceland, carrying microphones. Iceland is a volcano, the Earth is jerking out its matter and its matter is made of water, air, fire and earth. The tectonic plates are growing more dense. As we walk we come across many small geysers and fumaroles which come from the bowels of the earth.

HO is an animal documentary retrospectively investigating the disappearance of the Icelandic dinosaurs, as well as a documentary about a volcano expedition and a docu-fiction about the story of the universe and the creation of matter according to the quantum theory. It is both an electro-acoustic and radioactive acousmatic piece. Its abstract composition is quite futuristic. It almost sounds like wind in a way that we are making wind. The listener is made to get closer to his radio set, because he thinks a new pulsar interferes with the frequencies of his radio set.

We start from an extremely dense and hot area from which matter has just originated ; it’s something that we commonly call the Big Bang without really knowing what we are talking about, as if it were a white noise where everything – frequencies, am- plitudes – are in complete chaos and highly unstable. Gusts of wind. Matter tends inevitably to organize itself because it is naturally drawn to coalesce, to regroup and harmonize. This intense and strong wind gives birth to air movements. In the meantime, the small molecules travel around and collide into each other through gravity. First we see slivers, then small bubbles and finally larger elements. And here we are. The radio set has just given birth to a tini tiny geyser. It comes out of its shell and grows like a tyrannosaurus. And BAM, the matter that has been propelled by the wind has formed a meteorite that crashes to the earth. A shock wave. Radio silence. The story of the birth of matter is a story about attraction, forces, repulsion, coalescence and collisions. That’s what the sounds could convey in their abstract movement and tension. They are precious like little lizards, dangerous like a tyrannosaurus rex, despite the fact they are only recordings of water and wind. Sometimes with a touch of blue or red earth.

HO où j’ai passé quelques semaines à marcher, et à marcher, et à marcher, en Islande. Accompagné (notamment) de microphones.
L’Islande est un volcan, la terre y éjecte sa matière, et sa matière est de l’eau, et sa matière est de l’air, et sa matière est du feu et de la terre. Les plaques (tectoniques) croissent et on croise une multitude de petits geysers, des fumerolles provenant des entrailles de la terre.
(Orphée n’en est pas sorti).

Partant d’une zone extrêmement dense et chaude où la matière vient à peine d’apparaître, ce qu’on appelle communément sans savoir vraiment ce que ça veut dire Big Bang, comme un bruit blanc où tout est chaotique et complètement excité, fréquences, amplitudes. Des vents. De par sa fâcheuse et inévitable tendance à s’organiser, de s’agencer, de se regrouper, la matière s’organise. Apparaissent des mouvements, d’air et de vent, depuis ce vent intense et fort, comme la gravité des petites molécules transportées se répercutent les unes et les autres, entrent en collisions, entre elles, on observe d’abord de petits éclats et de petites bulles, puis, de grands éclats, et là, Nous y sommes. La radio vient d’accoucher d’un petit et tout mignon geyser. Il sort de sa coquille et grandi comme un Tyrannosaure. Et vlan, la matière propulsée avec le vent précédent, s’étant agglomérée en une météorite, vient se percuter sur la terre. Une onde de choc. Silence radio. L’histoire de la matière est une histoire d’attirances, de forces, de répulsions, d’agencements, de chocs. Voici ce que pourrait proposer l’abstraction en mouvement et en tension des sons ramenés. Ils sont mignons comme des petits lézards, dangereux comme un T-rex, et pourtant, ne sont que de l’eau et du vent. Parfois, un peu de terre, bleue. Ou rouge.

Il s’agit à la fois d’un documentaire animalier rétroactif sur la disparition des dinosaures, d’un documentaire d’expédition, d’un docu-fiction sur l’histoire de l’univers et l’apparition de la matière selon les quantas. Il s’agit d’une pièce de musique électro-acoustique radio activement acousmatique, d’une composition abstraite relevant presque du futurisme, pas du cubisme car on traite des bulles, c’est presque du vent, car on fait du vent, et on fait se rapprocher l’auditeur de sa radio, car il pense qu’un nouveau pulsar interfère avec les fréquences radios de son poste radio.

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