2009 Gel / O.Vansteenwinckel

Odile Vansteenwinckel Texte et mise en scène
Avec François Beukelaers et Yvain Juillard
Elisabeth Lebailly Conception scénographie
Thomas Turine Direction musicale
Malena Sardi Musique en live
Alexandra Pazgù Aide à la dramaturgie
Jacques Frel Vidéo / Photographie / Graphisme
Grégory Rivoux Direction technique
Ateliers de ferronerie Jean-Claude Lombaers Constru
ction scénographie
Nicolas Van Kerkhove Construction scénographie
Gel met en scène un médecin et un malade en fin de vie, le lien qui se tisse entre eux à la fois psychique et physique, la médecine technique qui permet le maintien du corps dans une vie artificielle. C’est la part de l’imaginaire qui agit, quand les brèches ouvrent les consciences, quand les bouleversements apparaissent. Les éclairages, les éléments scénographiques, le son, le visuel de la vidéo doublent la narration qui nous livre une vision fantasmatique et poétique de l’euthanasie.
Le texte, le jeu, le visuel, l’installation scénographique, l’empreinte musicale continuelle (composée par Thomas Turine, interprétée en live par Malena Sardi), sont
des forces, des langages, des réalités en soi, qui s’entrecroisent pour fusionner dans une écriture commune. Odile Vansteenwinckel commente : Je crois profondément en la création collective, même si celle-ci n’est possible que grâce à la force dramaturgique du projet. Je cherche à positionner et à garder les différents langages de la représentation en tension, c’est peut-être ce qui me permet de rester dans la recherche.”
Inspiré par les peintres Lucian Freud et Francis Bacon, d’une phrase de l’Apocalypse de St-Jean « En ce temps-là les hommes chercheront la mort et ils ne la pourront trouver ils souhaiteront de mourir et la mort s’enfuira d’eux », le texte de Gel ne prend pas parti sur la question délicate de l’euthanasie, mais ouvre un espace de questionnement : Les nouvelles avancées technologiques de la médecine, permettant aujourd’hui le maintien du corps dans une vie artificielle, posent en effet de nouvelles questions sur la mort. La médecine technique n’utilise-t-elle pas la peur de la mort, ou du moins ne l’entretient-elle pas, en voulant opter pour la conservation de la vie à tout prix ? La médecine technique permet-elle aux gens de mourir ? La « technologisation » de la médecine ne parle-t-elle pas d’une dérive plutôt que d’un progrès ? Comment la médecine peut-elle répondre aux besoins psychiques d’une personne en fin de vie ? Est-ce son domaine ?

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